Ce qu'il fait, ou il est!
This is the end!
This is the end!
La Bolivie. Ce pays Amérique du sud dont on m'avait tant parlé. Depuis l'Asie j'attendais cette partie du voyage avec impatience. Ce petit pays a tenu ses promesses et il m'a montré pendant un mois une richesse "paysagesque" que je n'ai retrouvée dans aucun autre coin du monde. Mais cette richesse a un prix. Une traque sans relâche a la fin de laquelle j'ai fini dans le rang des perdants.
Un début depuis le sud. J'arrive de l'Argentine sans trop savoir ce qu'il m'attend. La partie autour de Tupiza ressemble un peu a la région de Salta. Normal, nous sommes proches de la frontière. Avec Marcello un Italien rencontré sur la route nous partons pour 4 jours de 4X4 à travers l'altiplano Bolivien avec un français et deux allemands. Ce sera la première facette de la Bolivie, des platos désertiques à plus de 4000 mètres de hauteur avec des zones volcaniques actives, des déserts Daliens, des sources d'eau chaude, du chaud le jour, et du froid la nuit. Je suis bluffé. C'est en arrivant sur la deuxième merveille de la Bolivie que Francois le français se fait toucher le premier. Il tombe en pleine nuit. Uyuni, là ou se trouve le plus grand désert de sel du monde. Uyuni fit une victime se jour. Je profite de la beauté d'un décors irréel sans savoir que la traque continue.
Nous poursuivons a Sucre pour quelques jours de marches dans la région. Après 70 kilomètres de camion (moyen de transport le plus économique en Bolivie, ici le seul) nous ne sommes déjà plus dans la grande ville. nous naviguons dans les montagnes présentant des structures étranges comme façonnées par la venue d'une énorme météorite. Marcello mon compagnon de voyage subi une attaque superficielle. Il est encore sauf pour l'instant mais c'est déjà le deuxième compagnons qui se fait surprendre.
Je continue ma balade à travers cette surprenante mais dangereuse Bolivie. Sorata est la prochaine destination en après être passes par La Paz capitale du pays. Nous envisageons de faire 4 jours de trek pour atteindre la glacière qui se situe entre les deux hauts sommets Illampu et Ancohuma. Malheureusement la Bolivie achève le pauvre Marcello après une nuit sous la tente. Ça y est, deuxième compagnon mis hors jeux. Je commence a croire à ma bonne étoile. Pour l'instant sauf. Je finis ce magnifique trek pour avoir une vue sur le lac Titicaca et toute la vallée à plus de 5000 mètres. C'est encore une fois extraordinaire. Et les visages de la Bolivie brillent par leur différences.
Retour a la Paz ou je trouve d'autres compagnons pour le fameux trek de La Cumbre a Coroico. Avec Sarah, Nora, et James nous partons pour le trek le plus étrange de la Bolivie. Un résume de la folie visuelle du pays. En 70 kilomètres de chemin de l'Inca nous passons d'une altitude de près de 5000 mètres a 1400 mètres. Nous marchons de l'aridité de l'altitude a une jungle riche en faunes et en flores. nous descendons du silence des hauts sommets a une foret enchantée pleine de sons et de vie. Pour moi c'est cela la Bolivie. C'est des paysages qui changent du tout au tout en quelques dizaines de kilomètres. Pour un marcheur c'est clairement un paradis.
Malheureusement la traque n'est pas finie. Nous nous enfonçons un peu plus dans l'arrière pays avec Nora pour aller vers Guanay. C'est dans cette ville qu'elle se fera a son tour toucher. Comme tous les compagnons de route que j'ai eu précédemment. Elle ne fera pas exception. Elle qui semblait si sur de soi. Toujours a boire l'eau du robinet, a manger des fruits non pelés, non laves. Elle a fini par succomber sous l'assaut répète. Cette ville nous permet de découvrir le visage de la Bolivie par les mines dans un début de jungle Amazonienne. Une chaleur humaine qui semble augmenter en fonction de la chaleur du climat.
Je reviens a La Paz intact ou presque. J'ai l'impression d'être un survivant. D'être invulnérable. Demain je pars de la Bolivie par Copacabana et je suis toujours la. Erreur!!! Je vais tout me prendre dans la figure le dernier jour de mon séjour Bolivien. Juste avant de quitter le pays. Ce traître va me toucher. Un coup dans le dos. Dernière nuit a Copacabana. Truite à la plancha. Une spécialité locale, nous sommes à cote du lac Titicaca. Il faut croire qu'elle n'était pas assez fraîche. Je suis finalement touché. Je tombe malade après avoir passe toutes les épreuves précédentes. Après être passé entre les mailles du filet tellement de fois. Je m'en veux. Le matin je suis faible. Je décide de prendre une douche. Il parait que cela tient les microbes éloignés. Là, coup de grâce, je me fait électriser par le système défaillant du chauffage de l'eau. Je vois des éclairs bleus pendant une seconde autour de moi. Je ne finis pas ma douche. Prendre le bus. Quitter ce pays qui ne veut plus de moi. Il faut que je parte. Je prends mes affaires et la direction de Lima pour une nuit fiévreuse. C'est la fin de la Bolivie.
Salta c'est cette ville plantée au milieu de montagnes extraordinaires. On ne comprend pas toujours pourquoi certains voyageurs y restent accrochés parfois plus de 10 jours. Le confort, la fête, l'alcool, le monde a ses constantes. Son marché "artisanal" rassemble plus d'une dizaine de boutiques un peu plus luxueuses misent les unes à coté des autres. Mêmele marché aux fruits et légumes parait trop ordonné.
Il y a pourtant une colline donnant une vue explicite sur la direction où aller. Tout autour dans la brume apparaissent les montagnes.
Notons quand même le musée M.A.M dans lequel il est possible d'observer des momies Incas dans un état de conservation presque parfait. En passant leur temps aux sommets de hautes montagnes, elle ont bénéficié d'une basse pression de l'air et d'une température très basse, deux éléments qui amènent à nous des momies pratiquement intactes. J'oubliais aussi les chiens dégueux qu'on peut rencontrer au détour des coins de rue, mais ca c'est plutôt toute l'Amérique du sud (ici ils ne mangent pas les chiens et c'est bien dommage).
Après quelques jours, il était donc temps de partir de cette ville pour m'enfoncer un peu plus dans la nature. Nous sommes partis pour Pumamarca avec cette Allemande rencontrée précédemment, Julia de son prénom (prononcé rulia en espagnol). Nous rencontrons une suisse, Nora, et il s'est avéré qu'elles étaient définitivement trop filles pour voyager avec moi. Le petit village de Pumamarca est planté au pied d'une montagne aux 7 couleurs (on apprendra par la suite que ces couleurs se retrouvent à peu prés partout dans la région mais qu'elles sont connues ici et donc touristiques...). Ce fut quand même assez beau. Au milieu de montagnes bleutées, cette protubérance rouge ocre de 600m de long et de 300 m de haut fait son effet.
On arrive ici dans une région très sèche. Un univers plein de cactus qui fait penser à une certaine BD du Marsupilami (dédicace).
Le soir nous découvrons la musique local avec des instruments comme la flûte de pan et une sorte de tambour faisant office de percussion, tout en dégustant des spécialités locales comme l'empanadas de Lama (un délice lorsque la viande est fraîche).
Un dernier stop à Humahuaca pour la préparation d'un trek dans les villages environnants. Cette ville rassemble beaucoup de Hippies vivant de leur artisanats. Je logeais dans une auberge tenu par une femme de 25 ans qui n'avait plus toutes ses dents. Ici les problèmes dentaires sont courants. Peut être est ce à cause de la coca. J'y rencontre pas mal de voyageurs Argentins avec qui je partage une fois de plus le maté. Le village de Humahuaca est connu pour son église. Celle ci possède une cavité sur la paroi fermée par deux battants métalliques verts et chaque jour un peu avant midi les battants s'ouvrent pour dévoiler un saint mécanique. Celui ci fait alors coucou à la foule de touristes rassemblait pour cet événement. La scène dure 5 minutes en musique. Lorsqu'on voit ce rassemblement de personnes attendre avidement l'événement et qu'il n'y a qu'un pantin bougeant les deux bras, on est forcément un peu déçu. Voila la photo de l'église avec les battants fermés. Pour voir le saint il faudra venir ici.
C'est dans cette ville que je rencontre Edwige (une des personnes du trek de Los Penitentes), comme quoi les voyagent se croisent. J'attends patiemment Joachim (une personne que j'ai rencontrée au Vietnam et à Singapour) autour d'un maté et d'un bon bouquin.
Ensemble nous allons tenter un trek autour d'un petit village du nom d'Iruya. Celui ci est accessible en bus. Edwige nus conforte quand à la faisabilité de notre entreprise.
Nous partons en bus à 18h00 pour Iruya. C'est le début d'une semaine de balade entre les villages de la région. Après une petite branche goudronnée, nous empruntons un chemin de terre et de caillasse sur lequel la vitesse ne doit pas dépasser les 20 km/h. Le bus nous transporte pendant 3h en passant un col a 4000m faisant siffler les oreilles des voyageurs imprudents comme moi ayant un fâcheux rhume à cet instant. Nous arrivons à Iruya à 21h00. La nuit est déjà tombée, il fait très froid, et nous montons difficilement les rues de la ville située à flan de montagne. Le lendemain nous nous préparons à la marche en laissant des affaires chez Asunta et en emportant uniquement le nécessaire. En partant et sous la douce chaleur du soleil la ville est plus accueillante. Des petites ruelles pavés.
Nous partons le premier jour pour le village de San Isidro. Perché un peu plus loin dans les montagnes, il y a quand même une route pour s'y rendre. L'indication pour ne pas se perdre était simple: suivez les lignes électriques. Nous partons dans un décor qui promettait d'être coloré.
Toujours avec mon compagnon à la moustache et son look d'enfer.
Nous arrivons deux heures plus tard dans le village voulu. Accueilli de façon royal par Theresa, un femme qui tient une auberge. Elle nous sert des empanadas délicieux et nous loge pour une bouchée de pain. Un peu plus haut nous voyons des Gauchos domptant les taureaux pour les marquer au fer chaud.
Et malgré des toilettes un peu rustiques,
nous passons une bonne nuit emmitouflés dans nos vêtements, le duvet, et les quelques couvertures de l'auberge.
Le jour suivant nous partons pour le village de San juan. Celui ci n'est accessible que par des chemins. La bas l'électricité n'existe que grâce aux panneaux solaires et il est évidement impossible de s'y rendre en voiture. Le village est situé dans la vallée suivante. Il nous faut marcher jusqu'à un "plano" une peu plus haut pour redescendre derrière sur le village. Heureusement nous sommes guidés par un local et son cheval.
Les paysages rencontrés sur le plano sont assez spéciaux. Il y a une composition de quebradas sans doute formées par le vent et la pluie.
Le soir nous logeons dans une petite auberge chez Jasinta et Hugo après 5h de marche. C'est tout une petite famille qui habite ici. Comme il n'y a que le chemin pour arriver jusque là, ils doivent vivre dans une autonomie presque complète. Ils cultivent des champs de mais non loin pour faire du pain.
Ils élèvent des bêtes (vaches et chèvres) dans le village pour la viande et le fromage. Lorsqu'ils tuent une bêtes ils salent les différents morceaux puis ils les font sécher au soleil.
Ainsi la viande se conserve pendant une longue durée. Ils cultivent aussi la pomme de terre et ils achètent le complément à Iruya. Il y a une école dans le village mais le maestro était alors malade. Et comme ils manquent cruellement de professeurs pour ce genre de village, c'est une ou deux semaine sans aller à l'école. Nous écoutons les histoires de l'Argentin de Patagonie et de sa ferme autonome autour d'un délicieux repas montagnard préparé par Jasinta.
Après encore une nuit extrêmement froide, nous buvons le maté avec Joachim en attendant avidement le levé du soleil. C'est un de mes moments préférés. Cette boisson chaude et énergisante en se laissant doucement réchauffer par les premiers rayons du soleil après une nuit glacial. Le bonheur est parfois si simple. Rien de tel que pour débuter une longue journée de marche
Le troisième jour nous montons à Chiyayoc. Pour cela nous descendons la quebrada le long d'une rivière. Rivière qui grossi au fur et à mesure de notre avancée et qui parfois se révèle difficile à traverser pour les personnes dont les jambes ne sont pas assez longues.
Après quelques sessions d'escalades,
nous trouvons enfin le passage nous permettant de remonter la vallée menant jusqu'à notre village. Nous avons alors une des plus belles vues de notre trekking. La montagne d'en face révèlent toutes ses couleurs sous les rayons de 15h.
Nous arrivons dans le village après 7h de marche. Le problème était alors qu'il n'y avait ni auberge ni kioscos pour acheter de la nourriture (les informations que nous avions reçu a San Juan étaient erronées). Le maestro nous invite à passer la nuit dans l'école. Nous avons de la chance, il y a deux lits. Nous achetons des tortillas (sorte de pain bourré d'huile) à une dame du village et nous partageons le repas du professeur. Sa vie est hallucinante. Il habite à 400km de là et il a donc 11h de trajet pour venir de chez lui jusqu'au village (marche comprise). Il passe deux semaine au village puis il retourne pour 4 jours chez lui et rebelotte. Au final il est 4 jours par mois chez lui. Nous nous couchons de bonheur avec tous les habits et les affaires chaudes que nous avons pour nous protéger contre le froid. Nous sommes au top!
La quatrième journée nous repartons dans l'autre sens pour San Juan en repassant cette fois par le plano du 2ème jour. Nous croisons quelques troupeaux de brebis et les bergères les réunissant par de longs jets de pierres.
Après une nuit à San Juan nous projetons l'ascension du punto del Dablo, un sommet culminant à 4850m. Cela va être notre journée la plus difficile. 8h de marche à des hauteurs où l'oxygène se fait plus rare. Nous montons d'abord un col à 4000m puis nous suivons une arrête de la montange menant jusqu'au sommet.
Après quelques heures de montée qui se finissent par l'escalade de la montange et des chemins quisse font inexistant. Nous arrivons enfin au sommet et nous découvrons un "grand plat" derierre.
Nous traversons ce grand champs d'altitude à petit pas car le manque d'oxygène nous force au repos. Et nous redescendonpar l'autre coté. La descente présente les mêmes symptomes que la montée. Des chemins qui apparaissent et disparaissent. Ils faut encore trouver son passage. Nous descendons un grand pierrier en "skiant", sensation trèsagréable alors que le climat est plutôt sec. Puis le lit d'un premier cours d'eau et enfin le long de la rivière se sitiuant au fond de la vallée. Cette dernière va nous ramener à San Juanque nous atteigons au soleil couchant.
Le dernier jour nous rentrons sur Iruya en passant par San Isidro. A l'image des jours précedents, on loupe plus ou moins le chemin. et nous descendons encore la montagnes à flanc en suivant les chemins créés par vaches. Un dernier passage chez Thérésa pour déjeuner et nous rentrons à Humahuaca aprèsune nuit et une milasena dans le petit village d'Iruya. C'est la fin d'une belle marche dans ces montagnes colorées!
Après ce passage par la montagne, je me dirige vers Cordoba avec Manu et Kty (le couple avec qui j'ai notamment trekké à Los Penitentes). Nous prenons un bus de nuit très confortable dans lequel on passe un film d'horreur avant de se coucher (ils sont fous ces Argentins). Nous arrivons le matin et nous débutons la recherche habituelle de la pension la moins chère de la ville. Nous tombons sur un backpacker's "usine". L'ambiance y est à chaque fois la même. Des murs taggés, la musique de la radio à fond, le son de la télé tambien, et beaucoup de jeunes (ça fait un peu vieux aigri quand je dis ça...). Bien qu'il n'est aucun charme, la mention "hôtel le moins cher de la ville" est confirmé par la présence de nombreux Israèliens. Et oui, les Israèliens sont un gage de qualité pour cette étiquette. Ils recherchent toujours les plans les moins chers de la ville. Si vous voyez des écrits en Hébreu sur des murs, c'est que vous pouvez manger ou dormir à petit prix. Il paraîtrait même qu'ils auraient un site pour eux dans lequel sont recensés tous les meilleurs plans de la planète, malheureusement il serait rédigé en hébreu aussi. C'est pour cette même raison que le personnel hôtelier ne les aime pas. Les Israéliens sont de gros négociateurs. Et comme les Argentins sont plutôt flemmards, ils craquent. Bon toutes ces généralisations pour dire qu'on a trouvé un hôtel pas cher dont la terrasse se révéla être parfaite pour des breakfast au soleil. Le centre de la ville de Cordoba est plutôt agréable. La présence d'un marché nous permet d'avoir les meilleurs empanadas de tout le pays. Les empanadas sont des sortes de pâtes feuilletés fourrés avec un peu tout et n'importe quoi. Dans ce stand, il y en avait même des sucrés (chose qui n'arrive pas souvent croyez moi). C'est typiquement ce genre de nourriture qu'on peux acheter pour emporter dans le bus (lorsqu'il n'y a pas de repas servi à l'intérieur).
Mais le meilleur stand restera quand même toujours celui de la boucherie de part mes origines (Chabaaaaaaaallll).
Une petite visite dans la maison du Che, au sud de Cordoba, pour découvrir un grand voyageur. Il a bougé pas mal à travers l'Amérique du sud avant de soutenir la cause de certains Cubains avec Fidel Castro. Son problème est qu'il a voulu soutenir toutes les causes du monde et qu'il a craqué son slip en Bolivie.
Un petit détour au musée d'art moderne (c'est vraiment une grosse session musée à Cordoba) pour admirer les peintures d'un artiste dépressif,
Ou encore les peintures d'un artiste qui avait dû prendre pas mal de champignons avant de se lancer dans la gouache.
Après une parillada géante avec copine de copine à Cordoba, il est temps de partir et de dire cau a Kty et Manu (qui s'en vont en direction de Buenos Aires). Je voulais tenter le stop jusqu'aux chutes d'Iguazu, 1000 bornes au nord est. Que ne fut pas mon erreur! Je prends un bus pour sortir de la ville et je commence mon attente. Deux heures plus tard, premier camion. Premier saut de puce. Re attente de deux heures. Deuxième saut de puce avec une voiture. Résultat de la journée: 200 Km de parcouru dont 80 en bus. Que pena! J'arrive en plus dans une ville du nom de San Fransisco dans laquelle les hôtels coûtent très chers. Malgré le fait qu'il a été intéressant de parler avec les chauffeurs, l'attente dans la poussière des camions n'est pas des plus instructives. 3 mauvais points. c'en est trop. Je prends le bus de nuit pour Posadas. Et Bim l'auto stop au placard!
Posadas, le début d'une nouvelle aventure. La terre y est rouge. J'arrive un dimanche. La ville est morte. Déjà lorsque ce n'est pas l'heure de la sieste les commerces ne sont pas souvent ouverts. Mais ce n'est rien à coté d'un dimanche en Argentine. J'ai à faire à une ville fantôme. Je les retrouve tous à la messe. L'église est pleine à craquer et lors de la sortie, le prêtre se fait saluer par tout le monde. Je suppose qu'on le remercie pour le merveilleux sermon qu'il vient d'effectuer. C'est dans la petite auberge du nom de missiones, tenue par une vielle femme de 80 ans qui a vue la région grandir, que je rencontre Aurélie voyageuse en Argentine. Elle a 31 ans, elle est haute comme trois pommes, mais elle a un débit de parole impressionnant. Elle me prend le matin avant que je n'ai pu boire la première gorgée de maté. La différence de rapidité entre elle et moi est telle que ce que j'entends de ses paroles ressemble au son d'une cassette audio qu'on passe en mode rapide (un peu comme le petit rongeur dans le Chaperon rouge après qu'il ai bu du café. Attention référence!). On commence à faire route ensemble en direction des chutes d'Iguazu. Arrét dans la petite ville d'Ignacio pour voir les ruines des anciennes missions jésuites.
C'est missions avaient plus ou moins comme but de protéger le peuple Guarani contre l'oppression Espagnol. Ils avaient donc installé des sortes de petits villages, construits de façon à les aider à se sentir chez eux. Il y avait donc des maisons autour d'une place centrale avec bien sur en fond l'église comme monument le plus important de cette place. Au final ces missions sont fortement regroupées au nord est de l'Argentine et au sud du Paraguay car ils se sont réfugiés dans la forêt pour éviter les descentes des Espagnols désireux de se fournir en esclaves frais. L'hôtel "Adventure", dans lequel nous logions, était des plus confortables. Après une grosse balade à vélo avec Rachel, une Américaine, et quelques vues du rio sur les hauteurs d'une colinette (et oui le voyage ça blase encore!), nous repartons pour la ville de Puerto de Iguazu à la frontière du Brésil et du Paraguay.
Ici il y a trois villes pour marquer les trois pays. Ciudad del Este au Paraguay, Foz de Iguazu au Brésil, et Puerto de Iguazu en Argentine. Parfois on peux avoir des délires à la con en voyage mais celui ci était vraiment bête. Nous voulions réaliser le trois pays en moins d'une heure. Du coup nous prenons un bus pour Foz de Iguazu. Celui ci ne s'arrête pas à la frontière Brésilienne. Nous nous retrouvons donc illégaux au brésil pendant 3/4 d'heure pour repartir vers la même frontière (histoire de ne pas recevoir d'amende en allant directement à la frontière du Paraguay). Nous demandons à avoir le tampon Brésilien et on nous dit d'aller directement à la frontière Argentine. Résultat des courses: 2 pays seulement et même pas de tampon de validation pour dire que nous sommes passés de l'autre coté, un chauffeur de bus vraiment con, une ville (Foz de Iguazu) vraiment moche (et lorsqu'on demande ce qu'il y a à faire , ils nous parlent du centre commercial).
Le lendemain c'est parti pour l'attraction principale du coin, les fameuses cataratas (chutes d'eau) d'Iguazu.
Alors oui elles étaient très belles,
oui elles étaient impressionnantes,
oui parfois elles étaient même magiques!
Mais qu'est ce qu'elles étaient touristiques...
Pour aller au point le plus éloigné dans le parc, il y avait même un petit train pour nous y conduire. On ne les mérite pas car elles sont servies à domicile sans presque avoir besoin de bouger son popotin. Je pense qu'il est plus facile d'apprécier un petit filet d'eau après 8 heures de marche que ces chutes d'où s'écoule des milliers (que dis je des millions!) de mètres cubes d'eau à la seconde. Malgré tout, cela reste joli et puissant surtout lorsqu'on se trouve sur une passerelle en bas des chutes et qu'on sent le souffle puissant et l'eau mouillante de la cascade.
Fini l'époque d'Aurélie et bonjour le Paraguay. Ce pays est très peu touristique. Et pour causes. Il est difficile de trouver la moindre information sur internet. La ville de Villarrica est donc le fruit d'un heureux hasard. J'y ai rencontré un boulanger qui m'a invité à manger un assado (sorte de grillade) avec sa famille et ses amis. Les Paraguayens ne font pas non plus les choses à moitié lorsqu'ils mangent. Ils ont fait cuire une montagne de viandes et sorti des litres de bière. Difficile de les suivre dans ce cas là. Ça doit aussi expliquer pourquoi ils ont pratiquement tous un trop plein de graisse. Une expérience parfaite pour m'immiscer dans la culture de ce pays. Du coup je reste une journée de plus. Demain c'est "spaghetti party"!
Le mal du pays, voilà, je l'ai eu. En arrivant en Amerique du sud sans guide, sans plan, après avoir tout juste quittè les potos en Australie, je me retrouve seul dans ce nouveau monde sans en savoir son fonctionnement. Je dois me réinventer une façon de voyager. Un mélange de cela et de beaucoup d'autres facteurs m'ont vraiment atteint. Du coup les questions affluent. Qu'est ce que je fous là? Est ce que je vais avoir la force de tenir jusqu'au bout? L'impression que ces quelques mois qu'il me reste à faire vont demander trop d'efforts pour un seul grain de poussiére dans ce monde où l'intérèt personnel est souvent plus fort que l'intérèt de l'autre. Je pense que cela arrive au moins une fois à un voyageur en solo sur un an. On a beau dire que c'est normal, il est toujours difficile de se le prendre sur le coin de la figure.
Du coup j'ai du aller voir les montagnes pour avoir plus d'espace. A la frontière entre le Chili et l'Argentinese trouve la plus haute montagne de l'Amerique: l'Aconcagua (6959 m). J'ai pris un bus depuis Santiago et zou direction les sommets! En Chili comme en Argentine, le bus est trop cher. Ils sont remplis au quart et l'espace ne manque pas comme certains bus d'Asie (nostalgie). Du coup on doit payer 3 ou 4 fois le prix rèel du trajet. Je rencontre un couple de francais dans le bus, Kathy et Manu, qui ont dans l'idèe de trekker dans le coin. On se pose 2 nuits à Puente del Inca pour préparer la marche. C'est un village ressemblant aux villes des films de western dans laquelle nous dormons dans la seul auberge "bon marché" (un tarif excessif pour la qualité du lit, c'est ca le monopole). Au programme 3 jours et 2 nuits dans la montagne pour gravir un sommet à 4300 métres: Los Penitentes. Achats de provisions, prise de renseignement, emprunts de quelques couettes (il fait froid la haut, ici l'hiver approche a grands pas), ajout d'une dernière coèquipière Edwige (encore une francaise!!!), et c'est parti! Nous nous èlancons sur le chemin des étoiles. La petite traversé d'un pont pourri nous donjne la frontière entre la route et la nature.
Après 3-4 heures de montèe nous arrivons au premier refuge.
C'est en fait une cabane de 4 mètres carrè faite de pierres et plantèe au milieu de la montagne. 5 minutes de rèflexion letemps de se demander si on ne s'est pas trompè... Nous passons une soirèe avec deux argentins porteurs à l'Aconcagua. Qui dit Argentin dit matè. Le matè est la boisson nationale du pays. On les reconnait même à l'étranger grâce à cela. C'est une sorte d'infusion d'herbe dans une calebasse creuse que l'on se fait passer de l'un à l'autre. Pour le boire il faut respecter tout un processus. La calebasse doit repasser par celui qui fait le matè pour qu'il la remplisse de nouveau. Lorsqu'il la donne il doit le faire en pointant la pipette du cotè du receveur. Si une personne remercie en rendant la calebasse c'est qu'elle en a assez bu. Le maté est un partage pour l'Argentin, il serait malheureux de refuser de le boire avec lui. De plus cette boisson à un pouvoir excitant très fort. Nous avons passè une soirèe autour d'un feu de camp à boire cette cafèine concentrèe. Du coup le froid, le matè, les vrais montagnards (qui partent à 5 heures du matin, cela n'a pas été facile de dormir. Nous nous rèveillons avec de petits yeux...
Le deuxième jour est le grand jour. L'ascention du sommet à 4300 mètres. On ressent déjà l'altitude à 3300 mètres (hauteur du refuge) et au fur et à mesure que nous montons les pas se font de plus en plus petits et le coeur s'emballe sur les pentes un peu plus ardues. Kathy nous abandonne à mi-chemin pour cause de vertiges. Nous evoluons en effet sur des crétes nous conduisant au sommet et les flancs sont encaissés. quatre fois nous pensons le sommet tout proche et quatre fois la montagne se joue de nous avant d'atteindre un plateau aux allures de décors martiens nous menant au sommet! La vue est exceptionnelle, un panorama à 360 degrés. D'un coté nous voyont l'imposant Aconcagua et tout autour des couleurs allant du rouge ocres, au bleu en passant par le vert et le blanc. La montagne nous révéle ses plus belles couleurs sous un soleil de plomb. En plus d'être jolie, elle est très désertique. La seul flore rencontrée sont des buissons hauts de 30 centimètres et des plantes évoluant au raz du sol semblant chercher l'eau très profond dans le sol en ayant le moins de surface exposée au soleil. Cette partie de la montagne est assez aride et faite de pas mal de roches et de pierriers. Nous contemplons la vue avec la tête qui tourne un peu, comme saoul de la marche que nous venons d'effectuer et de l'immensité du paysage que nous surplombons. Le retour au camp de base se fait avec difficulté pour moi (je me retrouve tout blanc). Un dernier salut aux condors à notre arrivèe et déjà la nuit vient nous saisir avec son froid nous piquant jusqu'à l'os. Une deuxiéme nuit un peu plus longue que la première dans ce magnifique refuge moins grand qu'une demi chambre à Supaero et nous quittons ce lieux avec de belles images mais un corps qui réclame une place chaude et quelques heures de sommeil.
Nous quittons Puente del Inca pour Upsallata aprés nous être fait arnaqué dans une petite brasserie (il parait que les Européens sont tous trés riches nous disait une argentine qui possédait une voiture de sport garée juste devant chez elle, Salo...). Nous louons une cabana pour 4 personnes dans cette nouvelle ville. Détente pendant 2 nuits en goutant le bife de chorizo au barbecue. Aprés avoir gouté cette merveille, je peux dire que les Argentin sont les spécialistes de la viande rouge! Cette pièce de viande vient du dos de la vache et elle font comme un morceau de beurre dans la bouche. La petite photo pour faire saliver.
Une maisonette, un barbecue à l'exterieur avec les couleurs d'automne sur les arbres, on se croirait presque à la maison. Premier trekking effectué en Amérique du sud et maintenant direction Cordoba plus à l'intérieur du pays pour plus d'aventures!!!
australieVoilà déjà l'arrivée sur une nouvelle terre l'Australie! Une terre qui a l'origine était constituée de prostitués et de délinquants. L'Angleterre envoyait toutes ses âmes perdues pour
qu'elles se repentent et peut être recommencer à zéro. Aujourd'hui l'Australie est plutôt devenue une terre attirante et pleine de ressources minières. Ainsi de nombreux exilés demandent l'asile
sur ce continent et le pays est plein de backpackers à la recherche d'un boulot et d'une aventure dans l'outback. L'Australie est une terre ou toutes les villes importantes sont rassemblées sur
la cote et le centre est un endroit désertique ou l'on ne rencontre parfois pratiquement rien en 3 jours de voitures. Elle rassemble tous les animaux les plus dangereux de la terre comme des gros
serpents pas beaux, des araignées mortelles, des requins blancs et des méduses dans la mer, des crocodiles long de 7 mètres dans les rivières, c'est à ce demander pourquoi certaines personnes
veulent y vivre. C'est ce pays dans lequel je suis actuellement après mon petit passage en Asie.
Singapour signifiait déjà la fin de l'Asie d'une certaine façon. Cette ville est très occidentalisée et elle n'a que peux d'intérêts pour un backpacker. Elle compte quand même quelques quartiers
marrants à visiter. Le quartier Chinois dans lequel je logeais au début compte un grand nombre d'échoppes et de petits restaurants de rue vendant plein de spécialités made in China. Cela m'a
au moins permis de manger mon dernier sauté de nouilles Chinois avant de quitter ce continent. Dans le quartier Indien on peut normalement manger quelques currys. Et le quartier colonial arbore
l'hôtel le plus luxueux de la ville. Je suis parti m'installer ensuite dans le quartier Indien dans lequel le frère d'un ami de David habitait. J'ai vécu au rythme des étudiants du coin avec une
petite sortie dans une discothèque de Singapour. Et rien ne change, les soirées étudiantes même de l'autre coté de la terre sont les même... Le Jardin botanique vaut le coup d'y jeter un oeil.
C'est un endroit un peu plus calme qui permet de s'éloigner de la vie stressante du centre dans lequel on sent des gens pressés par la vie et leur boulot.
Après testé pour vous l'open bar de Quantas entre Singapour et Sydney, je suis arrivé tout content sur ce nouveau petit îlot à découvrir. Les gens en Australie sont souriant et vous aident
volontiers. Un simple bonjour à une mémé dans la rue peut vous entraîner dans une heure de conversation sur sa jeunesse. Le gros problème de ce pays est le prix qu'il faut payer pour se loger,
manger, boire une petite bière au bar. Par rapport à l'Asie le pouvoir d'achat est divisé par 10 (peut être un peu moins mais très cher quand même). Cela fait un choc lorsqu'on a passé 6 mois
chez les bridés à ne (presque) pas compter l'argent qu'on dépense. J'ai passé une semaine à Sydney dans l'entrée de l'appartement d'Elise (une copine de Toulouse) dans l'attente de Pénélope pour
aller sur Brisbane. Sydney est une ville que j'ai vraiment aimée. Elle est importante mais subtile. Les gros building sont parfois faits de briques rouges. Le quartier avec le pont à coté de
l'opéra et du botanique garden sont magnifiques avec en fond d'écran une gigantesque baie. La plage est á une demi heure en bus et on peut (comme sur la plupart des plages d'Australie) faire
des barbeuks de kangourous grâce aux barbecues électriques installés par les autorités. Une vie à la cool qui se refléte dans leur expression préféré "no worries". La coloc était assez marrante
entre l'Hollandaise gay essayant tous les soirs d'entraîner le groupe dans des bars gays, les deux Francais en fin de trip Australien après avoir casser rapidement la voiture qu'ils avaient
acheté, et l'Australien renfermé sur lui même débloquant parfois au point de passer quelques jours a l'hôpital psychiatrique. Elise travaillant à Amnesty International, nous avons participé à
beaucoup d'événements avec eux dont la fameuse gay pride (la plus grande du monde). Nous avons défilé et fait la fête devant une foule ahuries parquée derrière des barrières. Nous ne comprenions
pas l'enthousiasme qu'ils mettaient à nous voir faire la fête. Au final ce fut une bonne semaine pour trouver de nouveaux repères.
L'objectif étant de bosser. J'ai opté pour un working Holiday Visa avant mon arrivée qui me permet de travailler légalement. Je remonte le 01 mars sur Brisbane avec Ju dans le fameux Aquarius, le van qui l'épaule elle et Kevin dans leur voyage à travers le pays des Kangourous. Là je commence la partie la moins marrante de mon voyage durant laquelle il a fallu trouver un job rapidement et pòur une durée limitée. L'impression de Cvs avec mensonges gratinés m'ont permis de dégoter un job dans un fast food du coté de Toowong a Brisbane. Malheureusement ce dernier était mal payé et ne donnait pas assez d'heures pour satisfaire ma soif de dollars. Après m'être essayé quelques fois au marché je choisis l'option de m'exiler à Stanthorpe (une ville paumé à 300 bornes au sud de Brisbane) dans laquelle j'ai obtenu un job d'empaquetage de fraisiers. Ce travail était très ennuyeux mais il avait le mérite de rapporter beaucoup en très peu de temps (plus de 50 heures par semaine et Bimm). C'est dans le camping oùje logeais alors que je me rends compte de la différence entre les backpackers d'Asie et ceux d'Australie. Ici je me retrouve le plus vieux autour d'une bande d'ados sortant du Bac et ne pensant à l'Australie que comme une terre de débauche sur laquelle on dépense plus l'argent pour l'alcool et autres substances plutôt qu'en voyage et découvertes. Nous étions une équipe de 5 à 7 personnes dans le shed (cela dépendait des jours) pour empaqueter quelques millions de fraisiers destinés à être exportés sur la côte. La dream team du packing était composée d'un junkie commençant à fumer avant le lever du soleil et profitant de chaque pose pour se percher de nouveau, d'un allemand qui avait autant de conversation qu'un poisson rouge (et encore c'est insultant pour le poisson rouge), d'une Allemande qui piquait une crise un jour sur deux (un boulot pareil tout le monde ne peut pas l'endurer), d'une Japonaise qui savait faire les boites mieux que personne, d'un anglais que je n'ai vu boire que de la bière ou du gun (un vin degueu qu'il n'osent même pas appeler vin), et heureusement d'un Londonien qui avait l'esprit un peu plus évolué. Difficile alors de vivre dans la même tente qu'un gosse que l'on doit gérer. Heureusement l'objectif est rempli. Je repars avec le compte plein et une grosse envie de voyager. Après avoir vainement avoir essayé le stop pour revenir sur Brisbane, je dors sur le banc de la station de bus (un préau de 6 mètres carré) avant de prendre mon bus le lendemain matin a 7h00. Le grand jeu des jeunes de Stanthorpe est de conduire furieusement à travers la ville, la musique à fond, la clope au bec, et la bière à la main. La nuit fût courte.
La Chabale est alors partie en road trip à l'Australienne. Au menu deux semaines entre byron baie et Airlie beach avec deux vans, 7 personnes, et un tente. Kevin nous a préparé les meilleurs attractions de la cote est. 3 jours de 4X4 sur fraser island, une ile magnifique composée de sable et peuplée de Dingos (sorte de loups qui viennent manger les bébés durant la nuit). Et trois jours de croisière sur un bateau pour aller observer la barrière de corail. Malheureusement le temps n´'etait pas toujours au rendez vous. Il a parfois fallu faire face a de grosses douches non voulues et a des nuits difficiles dans les rest area sur le bord de l'autoroute.
Finalement l'Australie c'est sympa mais ça reste un pays occidental. Les habitudes sont à peu près les mêmes, les fast foods sont présents partout . J'ai appris beaucoup moins de choses nouvelles que lors de mon passage en Asie. Après avoir constaté que le lundi 25 n'existe pas je prends un lift de Bayron baie à Sydney le samedi et je passe une dernière soirée dans les bars Australiens avant de prendre mon avion le lendemain matin pour Santiago del Chili.
La encore je me prends une énorme claque dans la gueule. C'est incroyable ce qu'il se passe dans ma tête lorsque je change de continent. Cela bouillonne d'un mélange d'excitations et de peur. A chaque fois c'est presque une remise en cause du voyage. Le changement est toujours difficile car il amène le stress. Pas de guides, pas de réservation d'hôtel, pas la langue, l'Amérique du sud ne va pas être facile au départ, et c'est peut être mieux comme ça. J'attends avec impatiente de voir un lama (mais je croyais qu'il devait être mort ref) dans les montagnes. Santiago est déjà une ville qui a plus de charme que les grandes métropoles que j'ai pu rencontrer avant. Ma guest house, que j'ai trouvé grâce à la rencontre avec un Brésilien, donne sur un quartier avec des bâtisses parfois assez vielles et des couleurs criardes. Je m'y plais déjà. Forcément au départ les personnes essayent de m'arnaquer comme le chauffeur de bus qui attend que je lui demande le change pour me le rendre. Je retrouve mes repères, l'aventure continue!