La terre rouge

Publié le par Charly

Après ce passage par la montagne, je me dirige vers Cordoba avec Manu et Kty (le couple avec qui j'ai notamment trekké à Los Penitentes). Nous prenons un bus de nuit très confortable dans lequel on passe un film d'horreur avant de se coucher (ils sont fous ces Argentins). Nous arrivons le matin et nous débutons la recherche habituelle de la pension la moins chère de la ville. Nous tombons sur un backpacker's "usine". L'ambiance y est à chaque fois la même. Des murs taggés, la musique de la radio à fond, le son de la télé tambien, et beaucoup de jeunes (ça fait un peu vieux aigri quand je dis ça...). Bien qu'il n'est aucun charme, la mention "hôtel le moins cher de la ville" est confirmé par la présence de nombreux Israèliens. Et oui, les Israèliens sont un gage de qualité pour cette étiquette. Ils recherchent  toujours les plans les moins chers de la ville. Si vous voyez des écrits en Hébreu sur des murs, c'est que vous pouvez manger ou dormir à petit prix. Il paraîtrait même qu'ils auraient un site pour eux dans lequel sont recensés tous les meilleurs plans de la planète,  malheureusement il serait rédigé en hébreu aussi. C'est pour cette même raison que le personnel hôtelier ne les aime pas. Les Israéliens sont de gros négociateurs. Et comme les Argentins sont plutôt flemmards, ils craquent. Bon toutes ces généralisations pour dire qu'on a trouvé un hôtel pas cher dont la terrasse se révéla être parfaite pour des breakfast au soleil. Le centre de la ville de Cordoba est plutôt agréable. La présence d'un marché nous permet d'avoir les meilleurs empanadas de tout le pays. Les empanadas sont des sortes de pâtes feuilletés fourrés avec un peu tout et n'importe quoi. Dans ce stand, il y en avait même des sucrés (chose qui n'arrive pas souvent croyez moi). C'est typiquement ce genre de nourriture qu'on peux acheter pour emporter dans le bus (lorsqu'il n'y a pas de repas servi à l'intérieur).

 

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Mais le meilleur stand restera quand même toujours celui de la boucherie de part mes origines (Chabaaaaaaaallll).

 

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Une petite visite dans la maison du Che, au sud de Cordoba, pour découvrir un grand voyageur. Il a bougé pas mal à travers l'Amérique du sud avant de soutenir la cause de certains Cubains avec Fidel Castro. Son problème est qu'il a voulu soutenir toutes les causes du monde et qu'il a craqué son slip en Bolivie.

 

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Un petit détour au musée d'art moderne (c'est vraiment une grosse session musée à Cordoba) pour admirer les peintures d'un artiste dépressif,

 

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Ou encore les peintures d'un artiste qui avait dû prendre pas mal de champignons avant de se lancer dans la gouache.

 

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Après une parillada géante avec copine de copine à Cordoba, il est temps de partir et de dire cau a Kty et Manu (qui s'en vont en direction de Buenos Aires). Je voulais tenter le stop jusqu'aux chutes d'Iguazu, 1000 bornes au nord est. Que ne fut pas mon erreur! Je prends un bus pour sortir de la ville et je commence mon attente. Deux heures plus tard, premier camion. Premier saut de puce. Re attente de deux heures. Deuxième saut de puce avec une voiture. Résultat de la journée: 200 Km de parcouru dont 80 en bus. Que pena! J'arrive en plus dans une ville du nom de San Fransisco dans laquelle les hôtels coûtent très chers. Malgré le fait qu'il a été intéressant de parler avec les chauffeurs, l'attente dans la poussière des camions n'est pas des plus instructives. 3 mauvais points. c'en est trop. Je prends le bus de nuit pour Posadas. Et Bim l'auto stop au placard!

 

Posadas, le début d'une nouvelle aventure. La terre y est rouge. J'arrive un dimanche. La ville est morte. Déjà lorsque ce n'est pas l'heure de la sieste les commerces ne sont pas souvent ouverts. Mais ce n'est rien à coté d'un dimanche en Argentine. J'ai à faire à une ville fantôme. Je les retrouve tous à la messe. L'église est pleine à craquer et lors de la sortie, le prêtre se fait saluer par tout le monde. Je suppose qu'on le remercie pour le merveilleux sermon qu'il vient d'effectuer. C'est dans la petite auberge du nom de missiones, tenue par une vielle femme de 80 ans qui a vue la région grandir, que je rencontre Aurélie voyageuse en Argentine. Elle a 31 ans, elle est haute comme trois pommes, mais elle a un débit de parole impressionnant. Elle me prend le matin avant que je n'ai pu boire la première gorgée de maté. La différence de rapidité entre elle et moi est telle que ce que j'entends de ses paroles ressemble au son d'une cassette audio qu'on passe en mode rapide (un peu comme le petit rongeur dans le Chaperon rouge après qu'il ai bu du café. Attention référence!). On commence à faire route ensemble en direction des chutes d'Iguazu. Arrét dans la petite ville d'Ignacio pour voir les ruines des anciennes missions jésuites.

 

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C'est missions avaient plus ou moins comme but de protéger le peuple Guarani contre l'oppression Espagnol. Ils avaient donc installé des sortes de petits villages, construits de façon à les aider à se sentir chez eux. Il y avait donc des maisons autour d'une place centrale avec bien sur en fond l'église comme monument le plus important de cette place. Au final ces missions sont fortement regroupées au nord est de l'Argentine et au sud du Paraguay car ils se sont réfugiés dans la forêt pour éviter les descentes des Espagnols désireux de se fournir en esclaves frais. L'hôtel "Adventure", dans lequel nous logions, était des plus confortables. Après une grosse balade à vélo avec Rachel, une Américaine, et quelques vues du rio sur les hauteurs d'une colinette (et oui le voyage ça blase encore!), nous repartons pour la ville de Puerto de Iguazu à la frontière du Brésil et du Paraguay.

 

Ici il y a trois villes pour marquer les trois pays. Ciudad del Este au Paraguay, Foz de Iguazu au Brésil, et Puerto de Iguazu en Argentine. Parfois on peux avoir des délires à la con en voyage mais celui ci était vraiment bête. Nous voulions réaliser le trois pays en moins d'une heure. Du coup nous prenons un bus pour Foz de Iguazu. Celui ci ne s'arrête pas à la frontière Brésilienne. Nous nous retrouvons donc illégaux au brésil pendant 3/4 d'heure pour repartir vers la même frontière (histoire de ne pas recevoir d'amende en allant directement à la frontière du Paraguay). Nous demandons à avoir le tampon Brésilien et on nous dit d'aller directement à la frontière Argentine. Résultat des courses: 2 pays seulement et même pas de tampon de validation pour dire que nous sommes passés de l'autre coté, un chauffeur de bus vraiment con, une ville (Foz de Iguazu) vraiment moche (et lorsqu'on demande ce qu'il y a à faire , ils nous parlent du centre commercial).

 

Le lendemain c'est parti pour l'attraction principale du coin, les fameuses cataratas (chutes d'eau) d'Iguazu.

Alors oui elles étaient très belles,

 

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oui elles étaient impressionnantes,

 

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oui parfois elles étaient même magiques!

 

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Mais qu'est ce qu'elles étaient touristiques...

 

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Pour aller au point le plus éloigné dans le parc, il y avait même un petit train pour nous y conduire. On ne les mérite pas car elles sont servies à domicile sans presque avoir besoin de bouger son popotin. Je pense qu'il est plus facile d'apprécier un petit filet d'eau après 8 heures de marche que ces chutes d'où s'écoule des milliers (que dis je des millions!) de mètres cubes d'eau à la seconde. Malgré tout, cela reste joli et puissant surtout lorsqu'on se trouve sur une passerelle en bas des chutes et qu'on sent le souffle puissant et l'eau mouillante de la cascade.

 

Fini l'époque d'Aurélie et bonjour le Paraguay. Ce pays est très peu touristique. Et pour causes. Il est difficile de trouver la moindre information sur internet. La ville de Villarrica est donc le fruit d'un heureux hasard. J'y ai rencontré un boulanger qui m'a invité à manger un assado (sorte de grillade) avec sa famille et ses amis. Les Paraguayens ne font pas non plus les choses à moitié lorsqu'ils mangent. Ils ont fait cuire une montagne de viandes et sorti des litres de bière. Difficile de les suivre dans ce cas là. Ça doit aussi expliquer pourquoi ils ont pratiquement tous un trop plein de graisse. Une expérience parfaite pour m'immiscer dans la culture de ce pays. Du coup je reste une journée de plus. Demain c'est "spaghetti party"!

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Christophe 02/06/2010 11:53


Salut Charlie et félicitations pour le récit et les photos, tu vas finir reporter sans frontières. Iras-tu saluer le cousin JC Razel ?
nous on passe les 20 ans de mariage, un long voyage également..


Maxouille 20/05/2010 15:07


Arggh, je suis de plus en plus jaloux, et cette culture hispanique, que dis-je, latine, me manque décidément...

Profite bien de l'eau "mouillante" et des autres attraits de ce continent, petit veinard !


grellier geneviève 19/05/2010 11:16


Les bonnets argentins sont supers! Je penses qu'!ls sont en laine de vigogne, la plus fine du monde. ELLE EST très chère en france. Je suis toujours à ta poursuite sur l'atlas, Mille bisous. Mamie


DAD 18/05/2010 22:41


well, superbe cet article; que de paysage et de bouffe! je te trouve un peu maigrichon sur les photos, profite des empanadas et des kg de viande; je me souviens de la viande argentine, c'est
quelquechose; tiens j'ai faim !
grosses bises du DAD


pou 18/05/2010 03:44


caramba de los calientes de la puebla chica! aie aie aie