L'Australie ca débride!

Publié le par Charly

australieVoilà déjà l'arrivée sur une nouvelle terre l'Australie! Une terre qui a l'origine était constituée de prostitués et de délinquants. L'Angleterre envoyait toutes ses âmes perdues pour qu'elles se repentent et peut être recommencer à zéro. Aujourd'hui l'Australie est plutôt devenue une terre attirante et pleine de ressources minières. Ainsi de nombreux exilés demandent l'asile sur ce continent et le pays est plein de backpackers à la recherche d'un boulot et d'une aventure dans l'outback. L'Australie est une terre ou toutes les villes importantes sont rassemblées sur la cote et le centre est un endroit désertique ou l'on ne rencontre parfois pratiquement rien en 3 jours de voitures. Elle rassemble tous les animaux les plus dangereux de la terre comme des gros serpents pas beaux, des araignées mortelles, des requins blancs et des méduses dans la mer, des crocodiles long de 7 mètres dans les rivières, c'est à ce demander pourquoi certaines personnes veulent y vivre. C'est ce pays dans lequel je suis actuellement après mon petit passage en Asie.

Singapour signifiait déjà la fin de l'Asie d'une certaine façon. Cette ville est très occidentalisée et elle n'a que peux d'intérêts pour un backpacker. Elle compte quand même quelques quartiers marrants à visiter. Le quartier Chinois dans lequel je logeais au début compte un grand nombre d'échoppes et de petits restaurants de rue vendant plein de spécialités made in China. Cela m'a au moins permis de manger mon dernier sauté de nouilles Chinois avant de quitter ce continent. Dans le quartier Indien on peut normalement manger quelques currys. Et le quartier colonial arbore l'hôtel le plus luxueux de la ville. Je suis parti m'installer ensuite dans le quartier Indien dans lequel le frère d'un ami de David habitait. J'ai vécu au rythme des étudiants du coin avec une petite sortie dans une discothèque de Singapour. Et rien ne change, les soirées étudiantes même de l'autre coté de la terre sont les même... Le Jardin botanique vaut le coup d'y jeter un oeil. C'est un endroit un peu plus calme qui permet de s'éloigner de la vie stressante du centre dans lequel on sent des gens pressés par la vie et leur boulot.

Après testé pour vous l'open bar de Quantas entre Singapour et Sydney, je suis arrivé tout content sur ce nouveau petit îlot à découvrir. Les gens en Australie sont souriant et vous aident volontiers. Un simple bonjour à une mémé dans la rue peut vous entraîner dans une heure de conversation sur sa jeunesse. Le gros problème de ce pays est le prix qu'il faut payer pour se loger, manger, boire une petite bière au bar. Par rapport à l'Asie le pouvoir d'achat est divisé par 10 (peut être un peu moins mais très cher quand même). Cela fait un choc lorsqu'on a passé 6 mois chez les bridés à ne (presque) pas compter l'argent qu'on dépense. J'ai passé une semaine à Sydney dans l'entrée de l'appartement d'Elise (une copine de Toulouse) dans l'attente de Pénélope pour aller sur Brisbane. Sydney est une ville que j'ai vraiment aimée. Elle est importante mais subtile. Les gros building sont parfois faits de briques rouges. Le quartier avec le pont à coté de l'opéra et du botanique garden sont magnifiques avec en fond d'écran une gigantesque baie. La plage est á une demi heure en bus et on peut (comme sur la plupart des plages d'Australie) faire des barbeuks de kangourous grâce aux barbecues électriques installés par les autorités. Une vie à la cool qui se refléte dans leur expression préféré "no worries". La coloc était assez marrante entre l'Hollandaise gay essayant tous les soirs d'entraîner le groupe dans des bars gays, les deux Francais en fin de trip Australien après avoir casser rapidement la voiture qu'ils avaient acheté, et l'Australien renfermé sur lui même débloquant parfois au point de passer quelques jours a l'hôpital psychiatrique. Elise travaillant à Amnesty International, nous avons participé à beaucoup d'événements avec eux dont la fameuse gay pride (la plus grande du monde). Nous avons défilé et fait la fête devant une foule ahuries parquée derrière des barrières. Nous ne comprenions pas l'enthousiasme qu'ils mettaient à nous voir faire la fête. Au final ce fut une bonne semaine pour trouver de nouveaux repères.

 

L'objectif étant de bosser. J'ai opté pour un working Holiday Visa avant mon arrivée qui me permet de travailler légalement. Je remonte le 01 mars sur Brisbane avec Ju dans le fameux Aquarius, le van qui l'épaule elle et Kevin dans leur voyage à travers le pays des Kangourous. Là je commence la partie la moins marrante de mon voyage durant laquelle il a fallu trouver un job rapidement et pòur une durée limitée. L'impression de Cvs avec mensonges gratinés m'ont permis de dégoter un job dans un fast food du coté de Toowong a Brisbane. Malheureusement ce dernier était mal payé et ne donnait pas assez d'heures pour satisfaire ma soif de dollars. Après m'être essayé quelques fois au marché je choisis l'option de m'exiler à Stanthorpe (une ville paumé à 300 bornes au sud de Brisbane) dans laquelle j'ai obtenu un job d'empaquetage de fraisiers. Ce travail était très ennuyeux mais il avait le mérite de rapporter beaucoup en très peu de temps (plus de 50 heures par semaine et Bimm). C'est dans le camping oùje logeais alors que je me rends compte de la différence entre les backpackers d'Asie et ceux d'Australie. Ici je me retrouve le plus vieux autour d'une bande d'ados sortant du Bac et ne pensant à l'Australie que comme une terre de débauche sur laquelle on dépense plus l'argent pour l'alcool et autres substances plutôt qu'en voyage et découvertes. Nous étions une équipe de 5 à 7 personnes dans le shed (cela dépendait des jours) pour empaqueter quelques millions de fraisiers destinés à être exportés sur la côte. La dream team du packing était composée d'un junkie commençant à fumer avant le lever du soleil et profitant de chaque pose pour se percher de nouveau, d'un allemand qui avait autant de conversation qu'un poisson rouge (et encore c'est insultant pour le poisson rouge), d'une Allemande qui piquait une crise un jour sur deux (un boulot pareil tout le monde ne peut pas l'endurer), d'une Japonaise qui savait faire les boites mieux que personne, d'un anglais que je n'ai vu boire que de la bière ou du gun (un vin degueu qu'il n'osent même pas appeler vin), et heureusement d'un Londonien qui avait l'esprit un peu plus évolué. Difficile alors de vivre dans la même tente qu'un gosse que l'on doit gérer. Heureusement l'objectif est rempli. Je repars avec le compte plein et une grosse envie de voyager. Après avoir vainement avoir essayé le stop pour revenir sur Brisbane, je dors sur le banc de la station de bus (un préau de 6 mètres carré) avant de prendre mon bus le lendemain matin a 7h00. Le grand jeu des jeunes de Stanthorpe est de conduire furieusement à travers la ville, la musique à fond, la clope au bec, et la bière à la main. La nuit fût courte.

 

La Chabale est alors partie en road trip à l'Australienne. Au menu deux semaines entre byron baie et Airlie beach avec deux vans, 7 personnes, et un tente. Kevin nous a préparé les meilleurs attractions de la cote est. 3 jours de 4X4 sur fraser island, une ile magnifique composée de sable et peuplée de Dingos (sorte de loups qui viennent manger les bébés durant la nuit). Et trois jours de croisière sur un bateau pour aller observer la barrière de corail. Malheureusement le temps n´'etait pas toujours au rendez vous. Il a parfois fallu faire face a de grosses douches non voulues et a des nuits difficiles dans les rest area sur le bord de l'autoroute.

 

Finalement l'Australie c'est sympa mais ça reste un pays occidental. Les habitudes sont à peu près les mêmes, les fast foods sont présents partout . J'ai appris beaucoup moins de choses nouvelles que lors de mon passage en Asie. Après avoir constaté que le lundi 25 n'existe pas je prends un lift de Bayron baie à Sydney le samedi et je passe une dernière soirée dans les bars Australiens avant de prendre mon avion le lendemain matin pour Santiago del Chili.

 

La encore je me prends une énorme claque dans la gueule. C'est incroyable ce qu'il se passe dans ma tête lorsque je change de continent. Cela bouillonne d'un mélange d'excitations et de peur. A chaque fois c'est presque une remise en cause du voyage. Le changement est toujours difficile car il amène le stress. Pas de guides, pas de réservation d'hôtel, pas la langue, l'Amérique du sud ne va pas être facile au départ, et c'est peut être mieux comme ça. J'attends avec impatiente de voir un lama (mais je croyais qu'il devait être mort ref) dans les montagnes. Santiago est déjà une ville qui a plus de charme que les grandes métropoles que j'ai pu rencontrer avant. Ma guest house, que j'ai trouvé grâce à la rencontre avec un Brésilien, donne sur un quartier avec des bâtisses parfois assez vielles et des couleurs criardes. Je m'y plais déjà. Forcément au départ les personnes essayent de m'arnaquer comme le chauffeur de bus qui attend que je lui demande le change pour me le rendre. Je retrouve mes repères, l'aventure continue!

Publié dans Australie

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veronic 03/07/2010 13:55


Que de retard j'avais pour suivre tes aventures, j'adore tes photos d'Amerique latine. Cela donne envie d'y aller avec Hub sac au dos;

On est debut juillet, presque 1 an!!! Bravo charly

marraine


Maxouille 07/05/2010 17:18


Superbe article Charly... j'en reste baba. Profite à fond de l'Amérique du Sud, petit veinard, et continue de nous faire rêver...

La bise depuis Shenyang


DAD 01/05/2010 15:38


Hello Charlie

déjà une excellente nouvelle pour nous car tu as réussi avec le strawberry packing à te faires les $ que nous ne devrons pas mettre sur le compte ! that 's a goo dad 's joke, isn't it ??

Mais après le moment de spleen dû au changement de continent, te voilà heureux à traçer la route dans ces grands espaces sud américains. Cette aventure augure de moments et sites fabuleux, nous
sommes curieux de voir les photos bientôt. Et surtout, beaucoup de prudence !

Grosses bises à plus de 10000 km d'écart

The Big DAD !


grellier geneviève 01/05/2010 08:21


vive le pays des lamas, animaux qui pnt sur le dos, la laine la plus fine du monde, tu vas traverser des paysages magnifiques. Ici le soleil nous gâte et j'ai commencé les travaux au potager. C'est
un festival de blanc avec les pommiers en fleurs. Je pense à toi tous les jours, Bisous MAMIE.


big daddy 30/04/2010 10:09


hey bro!!

Pas trop tôt, on a failli attendre pour un nouvel article. Chouette le rapport sur les expériences petits boulots. Ca donne pas envie :)
Espero que rapidamente te convertiras en un suramericano perfecto!!
Abrasos